Notre technique de travail

Phase 1 : Création de relations privilégiées avec les autorités locales : les chefs de communes, les directeurs d’écoles et les instituteurs. Préparation du terrain pour une intégration rapide des enfants non scolarisés. Collaboration et dialogue avec les instituteurs et directeurs de 3 écoles. Soutien des écoles publiques via la distribution de matériel scolaire : tableaux noirs, cahiers, stylos et livres pour les bibliothèques scolaires. Construction de toilettes au sein des écoles qui n’en n’ont pas. Une fois par an, en étroite collaboration avec nos trois écoles partenaires, nous organisons les « grandes journées scolaires » : distribution de kits scolaires et uniformes à plus de 600 enfants, tous issus de familles les plus défavorisées.
Phase 2 : Localisation des familles les plus pauvres et détection des enfants non scolarisés. Ces derniers, vivant dans des groupes dits « à risque », sont les plus exposés au trafic et l’exploitation des enfants.
En étroite collaboration avec les instituteurs, nous engageons le dialogue avec les parents ou responsables de l’enfant dans l’espoir de l’intégrer en milieu scolaire.
Notre travail est de revaloriser le rôle de l’enfant au sein de la famille et d’expliquer les dangers liés au « placement » de l’enfant, en particulier auprès d’inconnus.
Dialogu
er dans le respect des traditions khmères avec les responsables de l'enfant, nous demande énormément d’énergie. Il est extrêmement difficile de faire prendre conscience à ces familles, dont la plus part sont analphabètes, de l’importance de l’éducation comme levier de changement. Des décennies de guerre ainsi qu’un effroyable génocide, ont laissé parmi les adultes des plaies béantes, qui sans doute ne se refermeront jamais. Ils ne voient que le court terme, vivant au jour le jour et sont d’un fatalisme inébranlable.
Phase 3 : Intégration des enfants en milieu scolaire et suivi sur le long terme.
Tous les deux mois, avec la collaboration des instituteurs, nous analysons le temps d’absentéisme de chaque enfant. En cas de baisse de la fréquentation scolaire, nos bénévoles vont directement sur le lieu de vie de l’enfant et ré-instaure un dialogue avec les responsables de ce dernier.
Phase 4 : Intégration des enfants au refuge de l’ONG.
Certains enfants vivent dans des situations dramatiques qui ne leur permettent pas de se développer normalement, que ce soit sur le plan psychologique ou physique. L’enfant est exploité, il ne mange pas à sa faim ou est victime de violences physiques et psychologiques. Dans ces cas extrêmes, nous accueillons, si cela est possible, ces enfants dans notre refuge. Pour ce faire, nous travaillons main dans la main avec les autorités locales afin que le processus s’effectue dans un cadre strictement légal. Pour qu’un enfant puisse être placé au refuge, nous devons obtenir les signatures des représentants de l’enfant, des voisins directs, mais également du chef du village et du chef de la commune. L’enfant est alors placé sous notre entière responsabilité jusqu’à sa majorité.
Vidéo de notre action dans les villages













