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Les petites News de notre action humanitaire au Cambodge

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Pourquoi Fabienne Lafargue nous a rejoints dans notre combat contre le trafic des enfants.

Il est important d’expliquer le cheminement des événements et des pensées qui a abouti à la création de l’association Française d’AVEC. Car, c’est avant tout une histoire de cœur mêlée à une volonté d’engagement. La conviction que certaines choses ne peuvent plus continuer et doivent changer…nécessairement. Cette idée d’association est née lors de mon voyage au Cambodge au printemps 2010.

Prise de conscience :Battambang, CAMBODGE, 22 mai 2010
« Cela fait plusieurs semaines que nous sommes ici et l'avantage de rester quelques temps au même endroit, c'est que petit à petit, on comprend des choses, on en devine d'autres et surtout, on ne peut pas fermer les yeux sur les réalités qui nous dérangent.
Voila pourquoi ces moments passés à Battambang furent chargés en émotions et en remises en question...les préjugés, les certitudes, le moral...tout s'envole d'un coup. Et alors, rien d'autre à faire qu’observer, être spectateur d'une réalité qui vous dépasse complètement... Car le Cambodge est tout sauf une destination touristique…C’est un pays qui révèle un  énorme paradoxe entre le souci éternel d'esthétisme, de beauté, de finesse qui s'imposent aux yeux et une misère  qui crève au soleil, une lutte incessante pour pouvoir vivre le lendemain. Le Cambodge, c'est aussi le décalage entre les sourires omniprésents, la discrétion presque confuse et la gravité de certains regards, jamais de désespoir, mais toujours le poids de la souffrance qui transparaît dans les yeux.

La réalité au Cambodge :
On ne peut pas passer à côté de cette réalité quand on vient au Cambodge: on ne peut pas s'extasier devant l'architecture d'une pagode sans détourner le regard une minute et voir juste à côté un mendiant mutilé par ces vicieuses mines cachées par les Khmers rouges 30 ans auparavant et qui infestent le pays; on ne peut pas déguster tranquillement son poulet curry sans sentir son regard attiré par cette ombre qui serre fort son bébé dans ses bras et qui attend que vous soyiez partis pour venir finir votre assiette; on ne peut pas se promener dans la rue sans voir ces gamins recroquevillés sur les trottoirs sniffant de la colle pour oublier un peu leur faim; on ne peut pas rêvasser devant la rivière sans remarquer sa couleur poisseuse, sa puanteur, et pourtant y voir tout le monde s'y laver, faire ses besoins et pêcher du poisson qui leur empoisonnera ensuite le corps; on ne peut pas s’émerveiller devant  la beauté d’un visage d’enfant sans immédiatement remarquer ses jolies mèches rousses qui ne sont que le signe visible (s'il en fallait un de plus) de sa malnutrition; on ne peut pas payer son plat 3 dollars sans oublier que c'est plus que le salaire moyen qu'un cambodgien reçoit pour se nourrir et nourrir sa famille. La liste est longue de tout ce qu'on ne peut et qu'on ne doit surtout pas occulter quand on vient au Cambodge. Ce sont des choses que l'on sait déjà ; elles sont suffisamment relayées par les médias dans nos pays occidentaux pour que nous en ayons déjà un petit peu conscience. Le problème est que ces choses nous paraissent malheureuses certes presque anodines quand on ne les voit pas au quotidien...Et pourtant, cette réalité est tellement scandaleuse et désespérante! Elle existe bel et bien et il est impossible de ne pas avoir la nausée devant toute cette misère.

Un désarroi profond…que faire ?
Alors, vous pensez bien, nous, oisifs occidentaux que l’insouciance pousse à voyager, dans nos heures perdues, ruminer tout cela ... Cette misère finit par vous hanter, elle est à chaque coin de rue, elle commence à vous faire perdre foi en tout (et c'est le comble que eux y croient encore!), le moral n'est plus là…que faire ? Envie de rentrer… ça serait tellement plus facile, on pourrait alors fermer un peu les yeux, oublier tout ça, continuer comme si tout n’était qu’un horrible cauchemar…
On est un peu perdu…au juste, qu’est-on venu faire ici ? Pour l’enseignante que je suis et le photographe qu’est mon compagnon, tout devient futile et de toute façon vain et insuffisant: continuer d’aider quelques semaines une ONG, continuer de prendre quelques clichés pour témoigner, laisser une trace...mais à quoi bon? Une petite goutte…mais tellement insatisfaisante ».

La rencontre avec Patrik Roux, président de l’ONG AVEC :
«Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rencontres.», disait Aragon. C'est à Battambang que j’ai rencontré Patrik Roux, le président d’une petite ONG : AVEC (Aide volontaire aux enfants du Cambodge). En quelques heures, il m’a fait réaliser que tout ce que nous voyions depuis quelques semaines n’était que la misère visible du Cambodge. La misère cachée, celle que l’on trouve dans les villages les plus reculés est pire car beaucoup plus perverse ! C’est là que le trafic d’enfants bat son plein, que les droits des enfants sont constamment bafoués, que la survie devient la priorité de ces enfants battus, violés, séquestrés, livrés à eux-mêmes et contraints de se prostituer. En discutant avec Patrik, j’ai pris conscience de l’existence de situations plus miséreuses et beaucoup plus extrêmes que celles auxquelles nous avions déjà assisté au Cambodge. Cela a été un gros coup de massue supplémentaire, mais aussi le déclenchement en moi d’une révolte qui m’a convaincue de la réelle nécessité de faire quelque chose.

Les droits des enfants bafoués impunément, la prostitution est un véritable fléau :
Apprendre d'où viennent et ce qu’ont vécu les enfants ont suffi à me convaincre que l’aide internationale, aussi imparfaite soit-elle, est pourtant indispensable. Ces gamins sont maltraités avec une violence inouïe, on oublie de les nourrir, ils travaillent toute la journée le ventre creux et bien souvent orphelins, ils doivent subvenir aux besoins des petits frères et soeurs. Ils n'osent plus regarder un adulte dans les yeux et n'ont pas 10 ans qu'ils ont déjà connu l'enfer absolu. Ils sont vendus, prostitués, battus, abandonnés par leur propre famille qui, n'arrivant pas à se sortir de cette misère, est prête à tout faire, tout sacrifier pour ramener quelques riels de plus à la maison. Des gamines de 15 ans partent avec leur mère à la frontière Thaïlandaise pour se prostituer et celles de 5 ans, trop jeunes encore pour offrir complètement leur corps aux clients, on les appelle ici les Chupa Chups, référence imagée de leur activité quotidienne. Cela dépasse l’entendement…

Agir en tenant compte du contexte / Les actions d’AVEC :
Il faut pourtant faire un effort pour tenter de comprendre qu’ici la misère est si grande qu'elle engendre une violence folle et un désespoir immense que l'on essaie de combler par n'importe quel moyen. La valeur marchande d'un enfant est bien trop précieuse pour qu'on envisage de l'envoyer à l’école. Un tableau si noir…et pourtant, beaucoup de choses restent possibles ! Cette situation peut changer si chacun d’entre nous accepte de donner un petit peu. Les droits d’un enfant ne doivent être bafoués sous aucun prétexte. Ce que fait l’ONG AVEC aide véritablement les enfants dans un esprit de développement durable et non d’un assistanat fragile et temporaire.
Depuis 2005, AVEC discute beaucoup avec ces familles, les convainc ou pas, leur apportera une aide (du riz) si elles consentent à scolariser les enfants et à ne plus les exploiter. Grâce aux différentes actions d’AVEC,  200 enfants sont aujourd’hui scolarisés dans les écoles de Daksoso et Salabalad et ils continuent! En 2009, ils ont aussi ouvert un refuge pour loger les enfants qui étaient vraiment en danger de mort dans leur famille et ils sont maintenant plus de 30 à être chouchoutés et instruits dans cet endroit si sécurisant pour eux. 600 enfants sont aussi suivis par l’ONG par un accompagnement de leur scolarité (distribution de kits scolaires, discussion avec les familles et les chefs de village en cas de problème d’absentéisme, de difficultés scolaires, etc). Un jardin d’enfants accueille chaque jour une trentaine de très jeunes enfants.
C'est une petite ONG qui fonctionne de façon artisanale et pourtant ils n’ont pas eu peur de s’attaquer à un travail de titan! Leur petite structure fait leur force ; leur efficacité sur le terrain en témoigne.

Création d’AVEC France :
Voilà pourquoi, de retour en France, j’ai accepté la proposition de Patrik Roux de devenir la présidente d’AVEC France. Deux amies , touchées par cette situation , se sont jointes à moi pour créer le bureau français – Anne-Lise Mouliès en est la secrétaire et Emilie Bordenave, la trésorière- destiné à récolter des fonds pour soutenir les précieuses actions d’AVEC sur le terrain au Cambodge. AVEC France a été créée le 6 décembre 2010. Nous espérons que vous nous permettrez de la faire vivre longtemps…

Fabienne Lafargue

« Pour que le monde du partage remplace le partage du monde ».

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